ALERTE AUX TIQUES : méfiance en forêt, dans les parcs et les champs

Les tiques sont présentes dans toutes les régions boisées de France et sont parfois porteuses de la Borréliose de Lyme. ©Flickr Creative Commons
Les tiques sont présentes dans toutes les régions boisées de France et sont parfois porteuses de la Borréliose de Lyme.
©Flickr Creative Commons

 

La belle saison est là. Randonneurs, campeurs et jardiniers sont particulièrement exposés aux morsures de tiques. Une bestiole très désagréable qui peut transmettre la maladie de Lyme.

Le risque d’infection par la maladie de Lyme est de plus en plus élevé en France. Colportée par les tiques, qui sont actives du printemps à l’automne, surtout par temps chaud, elle sévit désormais dans de nombreuses régions de France. La maladie est arrivée par le nord-est, et l’Alsace est fortement touchée depuis plusieurs années ; on signale des cas de maladie contractée dans les parcs.

Par contre, le pourtour méditerranéen est peu concerné et les tiques sont rares à partir de 1200 mètres d’altitude – elles ne survivent pas au-delà de 1500 mètres. Par contre, avec des automnes doux comme cela a été le cas en 2014, elles hibernent tard et il peut arriver de se faire encore piquer en décembre en forêt.

Attention aux symptômes

Pour savoir si les piqûres de tiques sont bénignes ou si elles vous ont transmis la maladie de Lyme, il faut être très attentifs aux symptômes qui peuvent survenir les jours suivants.

La première phase de la maladie se traduit par une rougeur centrée sur la piqûre de tique, qui apparaît entre 3 et 30 jours après. Elle est souvent décrite comme un cercle rouge autour du point de piqûre, entouré d’une ou plusieurs concentriques. Mais elle n’est pas toujours reconnaissable et peut également se traduire par une inflammation étendue autour de la zone piquée, voire des plaques rouges sur d’autres endroits du corps. Cette première phase peut s’accompagner de douleurs articulaires, de fièvre ou de fatigue légères.
Ces premiers symptômes – qui peuvent passer inaperçus – disparaissent quelque temps pour revenir, une semaine à 6 mois après, dans une phase secondaire, avec des douleurs articulaires fréquentes, des troubles cardiaques (palpitations, syncopes…), des maux de tête et des inflammations douloureuses des racines des nerfs proches de la zone de piqûre.
En l’absence de traitement, la maladie évolue vers une phase tertiaire, des mois ou des années après, avec des poussées d’arthrite chronique, ainsi que divers problèmes neurologiques et cutanés qui peuvent devenir très invalidants.

Comment éviter la maladie de Lyme

Il est recommandé de porter des vêtements couvrants lors de promenades en forêt, en lisière de bois, dans les hautes herbes, les zones ombragées et humides, parfois jusque dans les jardins. La période de risque maximum se situe en avril et mai et secondairement en septembre-octobre. Mais lorsque l’automnes est doux, comme cela a été le cas en 2014, il peut arriver de se faire encore piquer en décembre. Au retour de promenade, soyez très vigilants pour vous et vos enfants : assurez-vous qu’il n’y a pas de morsure ou de tiques sur les vêtements.

Inspectez aussi vos animaux domestiques. En cas de piqûre, la meilleure prévention consiste à retirer rapidement la tique, mais il faut éviter d’appuyer sur son abdomen, ou d’utiliser de l’éther (toute régurgitation augmente le risque d’infection). Il faut utiliser un tire-tique vendu en pharmacie, qui permet de la retirer facilement en la faisant tourner. Désinfectez après l’extraction, avec quelques gouttes d’huile essentielle de tea tree ou une solution désinfectante à base d’alcool à 70° ou de chlorhexidine. Inspectez ensuite régulièrement la zone piquée, au moins pendant un mois, afin de noter une éventuelle rougeur locale.

Si vous soupçonnez que la tique est restée plusieurs jours ou si vous constatez une rougeur autour de la piqûre, consultez un médecin sans tarder. Ceux-ci prescrivent de plus en plus souvent une cure d’antibiotiques d’une semaine à 10 jours en prévention, qui permet de venir à bout des bactéries. Faute d’un traitement rapide, l’infection va se répandre et le traitement sera plus long et difficile.

Lorsque la maladie est installée, le traitement est complexe et se solde souvent par des échecs – d’où l’importance d’une détection rapide ! Le traitement classique est à base de cures d’antibiotiques sur plusieurs semaines. Les soins naturels complémentaires ou alternatifs ne sont pas reconnus. Ainsi, le remède Tic Tox, mis au point il y a plus de quinze ans par le pharmacien Bernard Christophe, s’est vu interdit de fabrication par l’Afssaps en raison de sa concentration potentiellement toxique en huile essentielle de sauge médicinale. Toxicité que conteste le pharmacien. Selon certains, ce Tic Tox aurait de bons résultats.

 

source : terre vivante

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