Appels au blocage contre la hausse du carburant le 17 novembre

Le prix du diesel au plus haut : la colère des automobilistes gronde

«La voiture sera bientôt un produit de luxe !», lance un poil désabusé Bernard, 62 ans, qui fait son plein dans une station essence du nord de Montauban. «Je suis à la retraite donc j’ai moins besoin de la voiture. J’essaie de privilégier le vélo tant que je peux en faire. Et à chaque fois que je viens remettre du gasoil à ma 206, j’évite de trop regarder la somme affichée sur l’écran !», rigole-t-il jaune.

C’est un peu le sentiment général qui anime les Montalbanais rencontrés  à la pompe. Maryline va plus loin : «J’en ai marre d’être prise pour une vache à lait !, s’emporte-t-elle. Je ne fais quasiment plus le plein complet. En fin de mois, je vais plutôt faire des recharges de 15-20 euros. Même si ça me fait revenir plus souvent à la station.»

Relayé sur Facebook via le groupe «radar soixante-cinq» à Tarbes, l’appel au «blocage national contre la hausse du carburant» intéresse près d’un millier de personnes en Hautes-Pyrénées. Et déjà, plus de 7.000 personnes sur Toulouse. Et encore près de 200.000 à Paris… Et le phénomène va s’amplifiant à Montauban  .

Mais quel mouvement, quelle organisation se cachent derrière cet appel à manifester, le 17 novembre, partout à travers la France ? Priscillia Ludosky, une gérante de Seine-et-Marne. La jeune femme ne se cache d’ailleurs pas. Elle est à l’origine d’une pétition adressée au ministre de la Transition écologique et solidaire, via la plateforme Change.org. Avec une pointe d’humour, l’automobiliste de Savigny-le-Temple a mis Nicolas Hulot en copie de cette pétition digitale qui a déjà recueilli, ce mardi 23 octobre, plus de 70.000 signatures.

S’appuyant sur de multiples sources, Priscillia en convient : «Il est tout à fait honorable que nous cherchions des solutions pour circuler en polluant le moins possible notre environnement». Pour autant, la jeune femme estime que «la hausse des taxes imposée par le gouvernement n’est pas la solution». Aussi, non sans avoir décliné une demi-douzaine de «solutions», la jeune femme «pense pouvoir parler au nom de toutes les personnes qui n’en peuvent plus de payer pour les erreurs des dirigeants et qui ne souhaitent pas toujours tout payer et à n’importe quel prix». Initialement, Priscillia voulait uniquement lancer un «appel au dialogue». Mais le succès de sa pétition a été tel que des associations d’automobilistes se sont manifestées. «Opération Escargot sur les périphériques», «Bloquer les stations-service», «Organiser un «péage gratuit», comme cela a été fait récemment par une association d’aide aux handicapés»… Les idées des internautes fusent et les groupes «Blocage national contre la hausse du carburant #localité» se multiplient comme les pains sur la toile. Qu’en sera-t-il dans les faits ? Réponse le 17 novembre… Ou pas.

source : ladepeche.fr 

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