Comment faire sauter les bouchons dans Montauban ?

 

 

 Comment faire sauter les bouchons dans Montauban ?

Qu’en est-il de la circulation quotidienne dans la ville préfecture? Il semblerait que le nœud du problème se situe autour des trois ponts et de l’esplanade des Fontaines.

Pour connaître les réalités de la circulation au quotidien dans une cité, rien de mieux que de solliciter l’avis d’un « pro » du volant. Luc Porcellini, 53 ans, est à ranger dans cette dernière catégorie. Ancien militaire « dans les transmissions », il exerce la profession de chauffeur de taxi depuis neuf ans et s’est établi à Montauban au mois d’avril dernier.

Un œil neuf donc pour une situation routière de plus en plus dense et qui lui fait notamment dire : « Le premier point noir, à mon avis, se situe au niveau du pont Vieux dont la traversée provoque souvent d’importants bouchons et pas obligatoirement aux heures de pointe. Dans le secteur de la rue Prax-Paris et de la place Alexandre

1 er, ce n’est pas l’idéal non plus. Depuis qu’on ne peut plus couper devant le parking souterrain pour remonter la rue du Fort, les choses sont un peu compliquées dans ce périmètre. Cela entraîne, notamment à l’heure de sortie des établissements scolaires, une situation très complexe tout autour de l’esplanade des Fontaines. Parfois, ça bouchonne depuis le début de la Mandoune et, pour nous, même si on a l’autorisation d’emprunter le couloir des bus sur l’allée de l’Empereur, il est quasiment impossible d’aller jusqu’à la préfecture en un temps raisonnable. Alors on s’adapte du mieux que l’on peut. »

Pour Luc Porcellini qui relève au passage « les embouteillages quotidiens de la zone nord, c’est du classique et pour franchir les trois ronds-points successifs, il faut parfois une bonne demi-heure », il existe un petit truc pour passer un moins de temps au volant de sa voiture et faire monter son taux d’exaspération.

« ÉVITER LES TROIS PONTS »

« Je pense qu’aux heures de pointe, il faut éviter quand on peut le faire d’emprunter l’un des trois ponts de la ville, même si, ces derniers temps, j’ai constaté que le trafic sur celui de Sapiac était un peu plus fluide que sur les deux autres ponts»conseille Luc Porcellini qui lâche en conclusion : « Avant, j’étais à Toulon et là c’était l’enfer. La ville est un véritable goulot d’étranglement et pour les taxis, c’est la grosse galère chaque jour. »

Pour Michel, Montéchois bon teint, qui deux fois par jour effectue le trajet entre les bords du canal et le parking des Berges « il faut être tôt là le matin pour trouver une place », la circulation montalbanaise ne lui pose pas de problèmes trop insurmontables « sauf quand le pont Neuf ou le pont de Sapiac sont ultra-saturés, très souvent le vendredi aux alentours de 17 heures. »

« UN DÉTOUR PAR LA ROCADE »

Mais notre homme a trouvé une solution qu’il livre volontiers : « Je file par la rue du pasteur Louis-Lafon qui est assez dégagée jusqu’à la rocade et je reviens par le pont de la Molle et l’avenue de Toulouse jusqu’à l’avenue de Montech. C’est un peu plus long que par le pont de Sapiac mais, dans cette configuration, c’est plus facile de rentrer que de sortir de Montauban. Par ailleurs, j’ai constaté aussi que la sortie de l’Institut Familial , allée Mortarieu, n’est pas très simple et que ça bouchonne souvent à midi et à 17 heures. » Reste aussi à évoquer un projet de modification de circulation qui a provoqué une importante levée de boucliers il y a quelques semaines de cela : la mise en double sens de l’avenue Marceau-Hamecher qui absorbe un trafic journalier de 10 000 véhicules.

 J.-Ph. Laulan

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