Coronavirus : à Montauban, les demandes de masques se multiplient

Les demandes de masques de protection du virus, venu de Chine, sont nombreuses à Montauban selon la dépêche du midi .Les pharmaciens appellent au calme. 

L’épidémie liée au virus chinois ne cesse de faire des ravages en Chine et progresse dans le monde. Avec un bilan de 7 783 contaminations, le nombre d’infections au coronavirus dépasse largement celui de l’épidémie de SRAS de 2002-2003. En France, 5 personnes ont été infectées et sont hospitalisées.
Dans le Tarn-et-Garonne, tout va bien. C’est plutôt dans les pharmacies qu’il faut aller chercher un début, sinon de panique, du moins d’interrogations.
À Montauban notamment. Si à la pharmacie de la Préfecture, on n’a vendu que 5 masques de protection, on n’a pas perçu d’affolement particulier du côté de la pharmacie de l’Hippodrome : « Une dame est venue un peu affolée, on l’a rassuré », explique le patron.

« Le fournisseur fait monter les prix »
Le ton est le même du côté de la pharmacie Lafayette, dans le bâtiment Matériel Médical, en plein centre-ville. Même si depuis une semaine, les demandes de masques se multiplient: « Nous sommes en rupture de stocks, note Frédéric. Comme nous n’en vendons pas beaucoup d’habitude, on n’en a pas beaucoup. D’autant plus qu’en l’espèce, ça ne sert rien. En plus c’est compliqué d’en avoir».

Les masques, norme FFP2, qu’il convient de commander à un fournisseur, sont livrés par boîte de 20 : «chacune est vendue à 38,90 euros, note Alain Peyre, patron de la pharmacie Lafayette. Les prix ont évidemment augmenté depuis quelques jours! Nous ne faisons aucun bénéfice sur ce produit et nous expliquons surtout que ça ne sert à rien quand on n’est pas malade. Certains comportements sont souvent irrationnels». Des clients, sur le point de voyager en Asie ont ainsi commandé les fameux masques.

Alain Peyre entend raison garder: « la grippe cause des milliers de morts chaque année en France. On en est très loin avec coronavirus. On sait aussi que plus un virus se répand, plus il perd de sa force. Il faudrait que les autorités le disent ».
Bas les masques, en somme…

source : la dépêche

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