Coronavirus : des chiffres « en nette progression » en Tarn-et-Garonne


Le département n’échappe pas au rebond épidémique général. Le nombre de cas a non seulement augmenté, avec en moyenne une trentaine de nouveaux cas par semaine, mais le taux de positivité a lui aussi doublé entre le début de l’été et la mi-août. 

« En Tarn-et-Garonne, la situation demeure sous contrôle, pour autant nous avons des indicateurs en nette progression », explique David Billetorte, le délégué départemental de l’Agence régionale de santé. Une trentaine de nouveaux cas positifs sont détectés en ce moment par semaine dans le département. Une hausse liée en partie à l’augmentation du nombre de tests. Mais pas seulement, puisque le taux de positivité augmente lui aussi. Entre fin juin et aujourd’hui, il est passé de 0,5 à 1,1%, il a donc doublé. 



En revanche, le taux d‘hospitalisation, lui, est constant« voire en baisse, ce qui est une très bonne chose », estime David Billetorte. La raison : le public contaminé est plutôt jeune et asymptomatique. « Les personnes âgées ne sont pas contaminées », ajoute-t-il. Mais pour que cela continue, « il faut se faire tester pour éviter de toucher ces personnes vulnérables ».

Jusqu’à 600 tests sont effectués par jour en Tarn-et-Garonne. 



Le 6e département le plus touché 

Un seuil a d’ailleurs été dépassé dans le département, celui de 10 cas pour 100.000 habitants, qu’on appelle le « seuil d’attention ». Avec ces chiffres, le Tarn-et-Garonne est en ce moment le 6e département le plus touché en région Occitanie, derrière la Haute-Garonne et l’Hérault notamment. 


Des sanctions en cas de non-respect des mesures barrières 

Face à cette reprise de l’épidémie, la préfecture a donc décidé de sévir« Il est temps de réagir, le temps n’est plus au laisser-aller », affirme Emmanuel Moulard, le secrétaire général de la préfecture de Tarn-et-Garonne et sous-préfet de Montauban. D’abord, avec une amende de 135 euros pour ceux qui ne respectent pas le port du masque obligatoire sur les marchés, les brocantes et les vides-greniers depuis le 9 août dernier. 

« Le temps n’est plus au laisser-aller. » – Emmanuel Moulard, sous-préfet de Montauban 

Les policiers et gendarmes sont également mobilisés « pour surveiller les rassemblements et les manifestations », afin de vérifier que les mesures barrières sont bien appliquées. Des contrôles seront notamment effectués cette semaine les soirs de matchs de Ligue des champions de football, « qui engendrent des rassemblements et où parfois les gens oublient les gestes barrières ». 

source :France bleu

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