Corps décapité en Tarn-et-Garonne : un suspect interpellé serait passé aux aveux

Photo illustration


Vingt-quatre heures après la découverte d’un corps décapité à Albias, dans le Tarn-et-Garonne, les gendarmes ont interpellé un suspect. Ce dernier qui serait passé aux aveux, ne serait autre que l’un des colocataires du défunt.

Moins de vingt-quatre heures après la découverte d’un corps décapité sur le bord de la D 65 à Albias, dans le Tarn-et-Garonne, par un couple de promeneurs, un suspect a été interpellé par les gendarmes, ce 25 décembre. Joint par nos soins, le magistrat de permanence du parquet de Montauban était peu prolixe sur cette arrestation. «Une personne proche de la victime est actuellement en garde à vue», confirme le substitut Emmanuel Ferrand, ce dimanche soir, ne souhaitant pas faire plus de commentaires à ce stade des investigations.


Un Réunionnais d’une cinquantaine d’années

Selon nos informations, la garde à vue du mis en cause a été prolongée ce dimanche dans les locaux de la brigade de recherches (BR) à la caserne de la Hire, à Montauban. Le suspect, un homme d’une cinquantaine d’années originaire de la Réunion, serait vite passé aux aveux, peu après son interpellation chez lui, à Albias.

Les gendarmes de la BR et de la section de recherches (SR) de Toulouse cosaisis dans ce dossier criminel, n’auraient pas eu du mal à le confondre. Dans la nuit du Réveillon de Noël, en effet, les investigations techniques sont allées vite pour identifier le cadavre dont la tête a été retrouvée dans un sac plastique à une centaine de mètres du corps, et les avant-bras sectionnés à proximité. Récemment sorti de détention, cet homme de 31 ans connu de la justice pour des petits délits routiers et de vols, avait récemment trouvé «refuge» dans une maison en colocation située dans la campagne d’Albias, à 12 km à l’Est de Montauban.



Une rixe mortelle

C’est en se rendant au domicile de la victime que les enquêteurs ont opportunément interpellé le présumé meurtrier. Il s’agirait, en effet, de l’un de ses colocataires. Sans que l’on ne sache, pour l’heure, les raisons qui l’ont conduit à le tuer de plusieurs coups de couteau au niveau du thorax et du dos, le suspect aurait confirmé qu’une violente rixe aurait éclaté entre eux dans la nuit du 23 au 24 décembre avant de se terminer par l’issue que l’on connaît.


Ne sachant comment se débarrasser du corps, il aurait alors entrepris de le découper post mortem avant de le disperser dans un champ en rase campagne à moins d’un kilomètre des lieux du crime. Sur place, les techniciens de l’identification criminelle (TIC) de Montauban ont ainsi eu fort à faire ce jour de Noël pour prélever les traces de ce parcours meurtrier particulièrement sanglant.
Toujours selon nos informations, une forme de «reconstitution» sur la scène de crime aurait eu lieu ce 25 décembre en présence du suspect. Ce dernier aurait expliqué par le menu son homicide aux enquêteurs. Son avocate, Me Séverine Lheureux qui l’accompagnait, n’a pas souhaité, pour l’heure, faire de commentaires sur cette affaire.

Selon toute vraisemblance, le quinquagénaire devrait être déféré demain pour y être mis en examen pour homicide et très certainement placé en détention provisoire. La juge d’instruction qui sera saisie du dossier, devrait vite délivrer une demande d’expertise psychiatrique pour déterminer si le discernement du suspect n’a pas été aboli au moment de commettre le meurtre.

source la dépêche

Article précédent