Montauban : violences, cris, insultes racistes, la présidente d’une crèche soupçonnée de maltraitance

Une microcrèche de Montauban (Tarn-et-Garonne) s’est vu infliger une fermeture administrative le 26 octobre dernier, après une plainte déposée en gendarmerie et un contrôle de la Protection maternelle et infantile (PMI). La présidente de cette structure est soupçonnée de maltraitance sur les enfants par des parents et des membres du personnel.

Les parents des enfants gardés dans une microcrèche de Montauban sont sous le choc : l’établissement a écopé d’une fermeture administrative le 26 octobre dernier à la suite de soupçons de maltraitance sur les enfants. Une plainte a été déposée à la gendarmerie par une famille et un contrôle a été mené par la Protection maternelle et infantile (PMI), rapporte La Dépêche du Midi


Dans cette affaire, c’est la présidente de la microcrèche accueillant une dizaine d’enfants qui est visée. Un premier signe de dysfonctionnement est apparu à la fin du premier confinement, lorsque trois salariés ont fait valoir leur droit de retrait et que des remplaçants ont été embauchés. La présidente de la structure était alors beaucoup plus présente. Ce serait le contact prolongé avec des enfants en bas âge qui aurait déclenché les mauvais traitements.

« Elle ne supportait pas les pleurs des petits »

« Elle prenait mon enfant de deux ans et le jetait violemment par-dessus le lit à barreaux en lui disant de fermer sa gueule. Elle ne supportait pas les pleurs des petits et les enfermait dans le dortoir, lumières éteintes », a expliqué une mère de famille alertée par des employés de la microcrèche au mois d’août. Selon les témoignages des salariés, la présidente aurait également proféré des insultes racistes à l’encontre d’enfants d’origine maghrébine.

Ils ont dénoncé les mauvais traitements infligés aux enfants, mais aussi une « hygiène catastrophique ». « On se sentait coupable et on ne savait pas comment le dire… », a confié l’un d’eux. Le personnel aurait par ailleurs subi des violences verbales et psychologiques de la part de la directrice. Cette dernière a nié toute maltraitance dans les colonnes de La Dépêche du Midi. Lundi 30 novembre, elle n’avait pas encore été entendue par les enquêteurs. 

source le dauphiné

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