Radars embarqués : le bide confirmé, ils ne devraient pas être étendus en Tarn-et-Garonne

Visiblement, les radars embarqués ne flashent pas assez. Le préfet de la Manche a confirmé certains chiffres à nos confrères de La Presse de la Manche, et force est de constater que ces véhicules conduits par des privés ne flashent pas beaucoup, alors que les excès de vitesse sont en forte augmentation dans la région.

C’était un des sujets automobiles épineux de l’année dernière : le radar embarqué dans un véhicule conduit par un privé. Le préfet de la Manche a confirmé les chiffres des infractions relevées par ces automobiles de « l’ombre » sur les premiers mois de l’année : « 433 en janvier sur 198 sections de route, 382 en février sur 150 sections de route, puis diminué en mars avec 258 infractions sur 164 sections de route« .

En clair, au meilleur de sa forme, la flotte de véhicules privés avec radars faisait à peine plus de 10 flashs par jour sur l’ensemble de la région Normandie. Autant dire pas grand-chose, et trop peu pour rentabiliser un projet qui aura coûté plus de 3 millions d’euros, entre l’achat des véhicules et les frais de service et du personnel. Sauf que selon Le Parisien, pour que cette flotte soit « rentable » (peut-on, toutefois, réellement employer ce terme alors qu’il s’agit de sécurité routière ?), il faudrait au moins 250 flashs par jour, soit dix fois plus d’infractions relevées.

Ce n’est pourtant pas ce qui manque en Normandie, si l’on en croit les chiffres des radars fixes et de chantier : « sur un an, le nombre d’excès de vitesse constatés par les radars fixes, mobiles et contrôles routiers inopinés a augmenté de 54,4 % sur la période janvier-avril : 39 888 faits relevés en 2019 contre 25 831 en 2018. Cela témoigne d’un relâchement des conducteurs. Depuis janvier, on a prononcé 561 rétentions de permis contre 471 à la même période 2018« .

Alors, flemmards, les radars embarqués privés ? Chantal Perrichon, directrice de la Ligue contre la violence routière, donne une tout autre raison : le problème serait technique, puisque ces radars seraient associés à une reconnaissance automatique des panneaux de signalisation, alors que les radars embarqués des voitures de police sont réglés manuellement.

Finalement, ces mauvais résultats devraient inciter les autorités à ne pas étendre le dispositif au reste de la France.

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