Tarn-et-Garonne : la sécheresse devient très préoccupante

Le préfet vient de durcir l’arrêté de prélèvement de l’eau. Certains cours d’eau sont au bord de la rupture. Dès samedi, il sera interdit aux agriculteurs de prélever de l’eau de 3,5 jours par semaine sur les cours d’eau selon la dépêche du midi .

C’est une conséquence prévisible de la sécheresse et de la canicule qui s’abattent sur nous. Déjà mal en point au sortir du printemps, les nappes phréatiques ne se remplissent pas davantage cet été : « Ce ne sont pas les quelques pluies d’avril et de mai qui ont changé la donne », confirme Céline Bonnel, chargé du service eau et diversité à la Direction des Territoires.

La situation hydrologique est scrutée de très près et permet au préfet d’ajuster, semaine après semaine, l’arrêté de restrictions des usages de l’eau. La preuve avec le dernier arrêté qui est, sans surprise, plus sévère que son petit frère, qui l’était déjà plus que le précédent : « 18 zones sont en restriction sur notre département, confirme Céline Bonnel. Et toutes sont en difficulté en particulier dans le nord et sur les affluents du Tarn, de l’Aveyron et de la Garonne ».

Le nouvel arrêté de restriction s’appuie donc sur cette réalité : « les températures toujours au-dessus des normales de saison (33 °C en moyenne) et l’absence de pluie significative continuent de faire baisser les débits de nombreux cours d’eau, rappelle la préfecture. Les débits du Lemboulas et de la Barguelonne sont proches de la rupture d’écoulement. Les prévisions météorologiques annoncent le passage d’une perturbation vendredi et samedi entraînant une forte baisse des températures ». 

Mais ça ne suffira pas à étancher la soif de nos cours d’eau. D’où la décision de renforcer les restrictions. Dès samedi, il sera interdit aux agriculteurs de prélever de l’eau de 3,5 jours par semaine sur les cours d’eau, y compris leurs affluents et les nappes d’accompagnement suivants : Bassin de la Bonnette, les petits Affluents de l’Aveyron et de la Garonne.

Le pire est-il à venir ?

L’interdiction est totale sur les cours d’eau, y compris leurs affluents et les nappes d’accompagnement, suivants : les bassins  de la Baye,  de la Seye, de la Lère non réalimentée,  du Tescou non réalimenté  du Lemboulas amont (y compris le Petit Lembous), du Lemboulas aval, de la Lupte et du Lembous. Mais aussi les petits affluents du Tarn, Bassin de la Sère, Bassin du Lambon, de la Barguelonne amont et aval, Bassin de la Petite c Barguelonne (y compris le Lendou), de la Séoune et du Boudouyssou (Tancanne).

À titre de comparaison, l’année dernière, à la même période, seules trois zones étaient concernées par les trois jours et demi d’interdiction des prélèvements. Et comme les prévisions ne prévoient pas de grosses quantités d’eau ces prochains jours, il est à craindre que la situation se tende… pour les agriculteurs évidemment dont le travail devient de plus en plus compliqué sans eau.

Mais le pire est peut-être à venir dans nos usages quotidiens. Certains syndicats des eaux envisagent sérieusement de demander à leurs clients de limiter leurs usages quotidiens…

Source : la dépêche du midi

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