Tarn-et-Garonne : un bar à chicha démantelé pour blanchiment d’argent et travail illégal

(Photo d’illustration) – AFP


A Moissac-sur-Tarn (Tarn-et-Garonne), un bar à chicha a été démantelé par la police. Le propriétaire sera jugé pour travail illégal et blanchiment d’argent.


Tout est parti de plaintes du voisinage, signalant d’innombrables allées et venues et du bruit jusqu’au cœur de la nuit. Ouvert sept jours sur sept, le bar à chicha de Moissac-sur-Garonne ne semble pas très porté sur le respect de l’arrêté préfectoral l’obligeant à fermer à deux heures du matin. Rien de particulièrement grave, comme le rapporte La Dépêche du Midi, mais suffisant pour pousser les gendarmes à s’intéresser à ce bar et à son propriétaire. L’enquête va durer dix mois, et révéler bien des surprises. Premier problème : l’établissement, racheté en 2013, est déclaré comme un grossiste de boisson, et non comme bar à chicha. Une activité nécessitant une licence III, voire IV si de l’alcool y est vendu. Avançant dans leur enquête, les gendarmes découvrent alors que le gérant du bar ne déclare que quelques dizaines d’euros par mois. Un chiffre d’affaires bien inférieur à ce que donne à penser la fréquentation du bar. Une anomalie permettant aux forces de l’ordre de monter une opération d’envergure.


Blanchiment d’argent et travail illégal

Des perquisitions sont alors menées au domicile du gérant et dans son bar. Chez le gérant sont découverts 10 000 euros en liquide, de très nombreux gadgets high-tech et deux véhicules de luxe. De quoi prouver que le gérant et son épouse vivent bien au-dessus des revenus qu’ils déclarent. Placé en garde à vue, le gérant a reconnu avoir menti sur son chiffre d’affaires réel, qu’il estime entre 3 et 3 500 euros par mois. Une version dont doutent les enquêteurs, qui misent plus volontiers sur le double, comme le rapporte La Dépêche du Midi. Le couple devrait être jugé en mars prochain. En attendant une décision de justice, le bar va tomber sous le coup d’une fermeture administrative. La majorité des biens du couple ont également été saisis par la justice. Une décision que conteste Me Saez, l’avocat des concernés. Ce dernier a en effet expliqué que les prévenus avaient plusieurs fois été contrôlés par la Douane et l’Urssaf… ne prenant jusque-là « que des amendes »

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