Tarn-et-Garonne :Une automobiliste de 36 ans mortellement percutée par un train près de Montauban

Illustration. — Beatrice Colin


Percutée par un train à Grisolles, au sud de Montauban lundi soir, une automobiliste est décédée. Celle-ci se serait retrouvée bloquée sur la voie de chemin de fer, et ne serait pas parvenue à dégager son véhicule.

Un dramatique accident a causé la mort, lundi  soir, d’une automobiliste, à Grisolles, au sud de Montauban.

Les faits se sont déroulés dans la rue de la Paix, sur la zone artisanale Saint-Jean, vers 18 h 15.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la malheureuse venait de quitter son travail dans une pépinière située dans le secteur et aurait perdu le contrôle de son véhicule qui a fait plusieurs tonneaux avant de s’immobiliser sur la voie ferrée. Des témoins l’ont vue s’extraire de sa voiture et se tenir debout sur le ballast. Mais très vite, le train TER qui assurait la liaison entre Montauban et Toulouse a surgi, lancé à près de 130 km/h. La rame n’a pas pu éviter le véhicule. La collision a été d’une grande violence et n’a laissé aucune chance à l’automobiliste qui a été projetée, de plein fouet, de l’autre côté de la route. Une terrible coïncidence a voulu qu’un autre train, l’ Intercités Marseille-Bordeaux croise, au même moment, le TER sur cette ligne de chemin de fer et percute aussi la voiture.

La victime est âgée de 36 ans et elle était domiciliée à Monbéqui, à une dizaine de kilomètres des lieux de l’accident.

Aucun blessé n’est à déplorer parmi les 190 voyageurs qui avaient embarqué dans les deux trains concernés par la collision.

En revanche, la voiture était méconnaissable. Broyé par le choc, le châssis s’est retrouvé encastré sous le nez du TER qui a dû tanguer avant de s’immobiliser une centaine de mètres après le lieu de l’impact. « Le train est bien resté sur les rails. On a évité de justesse une catastrophe ferroviaire », souligne un secouriste.

Les équipes techniques et voyageurs de la SNCF se sont rapidement rendues sur place pour prendre en charge les usagers et remettre la ligne en service.

Mais, lundi soir, aucune remise à niveau des voies de circulation n’était envisagée avant la fin de la soirée, voire dans le courant de la nuit.

Les sapeurs-pompiers ont installé un poste commandement mobile sur les lieux de l’accident. Le procureur de la République Laurent Czernik s’est rendu également à Grisolles, hier soir. Les techniciens en identification criminelle de la gendarmerie étaient à pied d’œuvre aussi pour procéder aux constatations. L’enquête est en cours et devrait confirmer l’origine accidentelle du drame.

De son côté, Patrick Marty, maire de Grisolles a amené des bouteilles d’eau à distribuer aux voyageurs.

source :la dépêche

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