Covid-19 : cinq morts après l’injection du vaccin en France, dont un en Occitanie, annonce le ministère

Les autorités sanitaires françaises ont annoncé ce mardi que cinq personnes étaient décédées après avoir reçu l’injection du vaccin Pfizer-BioNTech. Le ministère a toutefois précisé que ces décès n’étaient pour le moment pas à relier avec l’injection. Tous les patients avaient plus de 75 ans et souffraient de comorbidités.


Le ministère de la Santé a annoncé ce mardi 19 janvierque 139 cas d’effets indésirables graves ou inattendus avaient été recensés en France depuis le début de la campagne de vaccination. Les autorités sanitaires ont précisé que cinq personnes étaient également mortes après avoir reçu le vaccin de Pfizer-BioNTech. Elles avaient toutes plus de 75 ans et souffraient de comorbidités, précise toutefois le ministère.


Trois de ces décès ont été enregistrés par le centre régional de pharmaco-vigilance de Nancy, un par celui de Tours, et le dernier par celui de Montpellier. D’après nos confrères de L’indépendant, il s’agirait dans ce cas précis d’une personne de 96 ans, décédée à Perpignan. À ce stade, il n’est cependant pas possible, de façon certaine, de lier leur mort à la prise du vaccin, indique le ministère. Une conclusion similaire à celle des 23 cas de morts recensés en Norvège, largement commentés sur les réseaux sociaux en ce début de semaine.


Une personne « très fragile »

Interrogé par nos confrères, Jean-Luc Saillie, directeur du centre régional de pharmaco-vigilance basé à Montpellier, précise : « Nous avons reçu une notification de Perpignan sur le décès d’une personne de 96 ans après avoir reçu le vaccin. C’était une personne très âgée, très fragile, atteinte de comorbidité, avec des antécédents médicaux lourds. Aucun lien n’est aujourd’hui défini avec sa vaccination. Il ne faut pas alarmer les gens. Mais nous ne pouvons pas non plus exclure, à ce stade de la procédure, que le vaccin n’ait pas joué un rôle. Une expertise est en cours sur ce cas et quatre autres en France. L’Agence nationale de santé, qui est habilitée à communiquer sur le sujet, est en charge du dossier ».


Pour rappel, les tests effectués sur ces vaccins Pfizer-BioNTech avant leur administration à la population avaient fait état des décès de deux patients sur les 20 000 ayant reçu le vaccin dans les deux mois qui ont suivi l’injection. Mais déjà, au moment de ces tests de phase 3, leur mort n’avait pas pu être directement reliée à l’injection du vaccin. Le premier décès était consécutif à un AVC, le second à un infarctus du myocarde. Parmi les effets secondaires minimes, les laboratoires avaient par ailleurs noté que 6% des patients vaccinés ont déclaré avoir de la fièvre, 11% des douleurs au niveau du site de l’injection, 5% des douleurs musculaires, et 5% des maux de têtes.

source : la dépêche

Article précédentArticle suivant